Citation Envoyé par TNK
Je crois, sans animosité, que tu te trompes de chemin.... ta déception ne vient pas du "numérique" en tant que tel, mais du fait qu'il y a "autre chose" à faire, qui était fait en labo avant et qui t'échoies à présent...
Merci TNK, tu m'enlèves en partie les mots du clavier :
- num. et argent. sont 2 mondes différents : fonctionnellement, le num. requiert de faire soi-même ce qui était fait avant par les développeurs (labo, bains, etc.), sans parler de la 'personnalité' que tel ou tel film avait. Ce dernier point a disparu en tant que tel, et est remplacé par ce que tel ou tel capteur offre. La diff. fait qu'avec un boitier arg., on pouvait choisir un 'grain', une 'tendance chromatique', tandis qu'en num., on choisit un boitier et on reste avec ses caractéristiques (Digic, firmware, etc.). L'unique palliatif est le post-traitement : une fonction de plus à assumer, mais en échange on a une palette de résultats infinie ; Lequel est le mieux ? Ça peut se discuter des heures ...

- passer d'un reflex APS-C à un FF change plus.choses : la surface photographiée n'est jamais visible à 100%, mais entre 92-95 (APS-C) et 98% (FF). Perso, cela ne me gêne pas une seconde : j'en tiens compte au cadrage, et si besoin, je recadre sur le PC ;

- la luminosité du viseur : j'ai eu un 300D (2 sem. et je l'ai rendu très vite : bcp trop cher pour des besoins basiques non satisfaits) et j'ai essayé un 30D : 'et la lumière fût !'. Mon 50E ne m'offre pas autant de luminosité ... à relativiser, car objo, conditions pas les mêmes (filtre UV sur le mien, date et lieu d'essai diff., etc.)

- le coeff. de conversion des APS-C est devenu un atout pour mes plans, car je décale les focales vers le haut, sans perdre l'ouverture : avoir un '110-320 f2.8' est impossible avec un FF (sf le Sigma de 2.6kg et 2400$US ...). Le ppal inconvénient des APS-C est en cours d'être pallié : GA lumineux (genre 17-55 f2.8 IS USM).

- comme je garde mon bon vieux 50E qui sera dédié N&B et boitier de secours, j'intègre naturellement une certaine compatibilité FF/APS-C ds mes choix d'objos. Le bon équilibre reste à trouver, mais l'évolution du marché le remet en question 2 fois par an.

Au final, j'espère moi aussi retrouver un vrai FF, num., accessible et qui me redonne les sensations que j'avais en argentique, mais a) il faudra encore qq années, b) ça ne sera jamais comme en argentique, ne serait-ce que parce qu'un capteur produit une image neutre et que la "personnalité" finale de la photo ne découlera plus jamais de la photo 'brute', mais d'une photo retraitée (peu ou prou), mais ça devient encore un choix : APS-C ou FF, je préfère une photo bien prise dès le déclenchement que passer seulement 30min à retraiter.

Maintenant, il reste la solutions des filtres (polarisant, clr, etc.), le setup du boitier (menu Styles d'images du 5D repris sur le 30D), la maitrise du couple boitier+objo, etc.
Ex. : robertmekis.com n'a pas de 5D pour ses paysages, mais des filtres et surement du retraitement. Mais quel résultat !


Ceci dit, le 5D facilite la prise de vue (plus gd viseur, plus clair, etc.), réduit le taux d'échec apparent car AMHA photographier avec un 'APS-C' oblige à 'compenser les écarts' dans sa tete davantage qu'avec un 'FF'. Mais c'est juste une facon diff. ... 5D ou pas, une photo se rate pareil si le photographe 'fait mal sa job' : le boitier fait ce qu'il sait faire et rien d'autre.