Je vais écrire une bêtise sans doute: je crois qu'on attend d'un UGA qu'il joue un peu les "monsieur plus" de l'optique, en ce sens qu'on aimerait peut-être qu'il compresse dans une seule image tous les points de vue que l'on aurait en assemblant plusieurs clichés faits à une focale plus "normale".

Le problème est que l'on inclut ainsi de forts écarts de luminosité dans le cliché, pendant que l'on cherche à distinguer en même temps les tous petits détails. Le principe de l'UGA n'est peut-être pas de faire un fichier "zip" de tout ce qui rentre dans notre champ de vision, pour celà il existe des solutions logicielles bien plus satisfaisantes.

Pour simplifier, si l'on veut photographier ce que l'on voit, un transtandard sera parfait et l'impression de piqué sera en plus au rendez-vous. Avec un téléobjectif, on s'émerveille d'isoler des plans parfaitement nets d'autres parfaitement flous. Avec un UGA, il faut changer d'optique (sans jeu de mots), construire l'image et se mettre réellement à peindre avec la lumière, dynamiser ou dramatiser les perspectives .. regardez les merveilles que font Scorfel et d'autres avec un 10-20 Sigma, pourtant nettement moins bon sur un APS-C que ne l'est le 17-40 sur un FF. Le piqué est là quand même, mais au service d'une composition rigoureuse et d'un contrôle parfait des écarts de luminosités.

En conclusion, un UGA c'est un peu comme un cabriolet Ferrari: il n'est pas facile d'en tirer ce que l'on veut, çà n'est ni pratique ni confortable, et il ne faut sans doute pas compter faire le tout-venant avec. Evidemment ce type d'objet (ctif) ne plait pas à tout le monde (je n'ai d'ailleurs pas de cabriolet Ferrari ) et c'est à chacun de se faire plaisir avec le type de point de vue qui lui plaît: d'où l'intérêt de l'Eoscope, que je considère comme une belle leçon de photographie.