Ce n’est pas tant la compression qui fera la différence, surtout si elle est modérée au départ et qu’on peut enregistrer toutes les étapes en tiff si on veut.

Il faut compter que le raw proposera 12 ou 14 bits de profondeur par couche au lieu de 8, ce qui laisse une marge confortable pour travailler et surtout il n’y a pas de compensation du gamma (de 1.0 vers 2.2) et pas de conversion du profil natif vers un espace de travail. La réponse linéaire des données (gamma de 1) permet une meilleure qualité du résultat parce qu’il permet que les niveaux ne soient pas « compressés » vers les hautes lumières.

Le traitement des fichiers raw doit être comparé à un travail de labo, cela ne s’improvise pas et réclame des connaissances spécifiques. C’est une autre branche de la photo, il est souhaitable de la connaître. Ayant longtemps pratiqué l’argentique, je remarque que les meilleurs tireurs argentiques font de très bons développeurs de fichiers raw.