Citation Envoyé par gparedes Voir le message
Lu,

Un autre pb du numérique qui ne se posait pas en argentique est justement le comportement du numérique comparé au film. Je ne me souvient pas qu'en argentique il soit justement si difficile d'obtenir un ciel nuancé sans zones cramés. Cela est lié à la dynamique du capteur par rapport à celle d'un film.
Le gros problème donc à ce jour et de pouvoir trouver LE réglage permettant de faire aussi bien qu'à l'époque et je pense qu'en numérique cela est dans certains cas pratiquement impossible en une seule vue, ce qui demandera des techniques diverses et variés comme le HDR, la combinaison de plusiers photos, etc...

Un autre aspect est aussi qu'aujourd'hui une image est interprêté par un capteur, alors qu'avant elle allait se faire "capturer" directement par le film, seul une bonne optique pouvait faire que la photo dans son rendu (pas sa composition) et les quelques réglages dispo puisse en faire une bonne photo. A ce jour le capteur et le boîtier et le nbre de pixels, et les réglages, et le format de fichier, etc etc etc font qu'à partir d'une même optique et une même expo on obtienne pas la même photo

Tout cela pour dire qu'au final on continue à apprécier une bonne photo bien composé mais que lorsqu'elle est mal prise ou que la pdc est mal géré ou encore que bien d'autres paramètres ne sont pas correctes elle se vera désigné comme moyenne, mais je pense que cela existait aussi à l'époque, disons que maintenant vient s'ajouter des termes de mauvaises BdB, mauvais post traitement, etc...


En animalier par exemple il ne faut pas rêver, je n'obtiendrais jamais sans post traitement le 50% de ce que quelqu'un obtiendrait directement avec une optique 400 f2.8 IS, donc seul el post traitement et la passion va peut être me permettre d'avoir sinon des images comparables, au moins des images à la hauteur

Déjà, avant d'opposer les résultats qu'on obtenait avec l'argentique aux résultats du numérique en matière de dynamique, notamment pour les ciels cramés, il faudrait peut-être préciser qu'il y avait deux sortes de photos : celle faite pour le tirage papier, employant un film négatif, et celle pour la projection, où le film était inversible , on obtenait des diapos.

Dans le premier cas, les films négatifs pouvaient encaisser sans problème un écart d'exposition en sous-ex de plus d'un diaphragme, sans que ça ne se voie trop au tirage, d'autant plus que les tireuses automatiques des labos compensaient automatiquement ce problème d'exposition (post-traitement automatique par la tireuse)
Il est faux de prétendre qu'en faisant développer et tirer ses photos issues d'un film argentique par un labo, elles sortent brutes de décoffrage, l'exposition au moins étant compensée. Pour le reste, une photo ratée, c'est toujours une photo ratée (problèmes de PDC, flous de MAP ou de bougé...etc...)ça ne provient pas du matériel, mais du mauvais usage qu'en fait le propriétaire simpleùent parce qu'il ignore le minimum de bases techniques pour le maîtriser.

Dans le deuxième cas, pour la diapositive, c'est la photo directe, brute de décoffrage, telle qu'elle a été prise que nous voyons, c'est le film original tel qu'il a été impressionné lors de la prise de vue. Aucun post-traitement n'a été applique, le film a seulement subi toute la série de bains nécessaire pour obtenir l'image finale telle qu'elle nous apparaît.
Les films inversibles exigeaient une exposition parfaite, et ne toléraient que trés peu d'écart d'exposition. Les ciels cramés, ça se rencontrait déjà en ce temps-là, et c'était le fait de l'usager incapable de réaliser que dans certaines conditions d'exposition entre les valeurs extrêmes, la prise de vue aevec des résultats satisfaisants était impossible, à moins d'user de quelques artifices comme les filtres. On peut considérer que l'usage de filtres dégradés ou autres pour corriger l'exposition exigeant une dynamique que le film ne peut pas encaisser, était déjà une forme de "post-traitement" préventif...

Les capteurs de nos matériels numériques réagissent comme un film inversible, et il est stupide de prétendre que tel ou tel boîtier "brûle" les ciels, alors que c'est dû tout simplement au fait que nombre d'entre nous n'a pas encore réalisé que dans certains cas, la photo qu'ils ont prise était impossible à réaliser, parce que l'écart entre les valeurs extrêmes séparant les hautes et les basses lumières est impossible à gérer normalement, sans faire appel à divers artifices, dont le post-traitement.

Par ailleurs, il ne faut pas s'imaginer obtenir exactement les mêmes résultats avec des objectifs grand public qu'avec des objectifs professionnels de la série L, ces derniers offrant généralement une plus grande ouverture, faisant appel à des lentilles de verre aux fluorites...etc...

Ce qui n'empêche pas l'amateur, que ce soit avec du matériel grand public, ou de la gamme dite expert, de réaliser d'excellents photos, à condition de bien maîtriser son matériel et en tirer la quintessence. Mais en général, pour gérer au mieux les divers paramètres d'une prise de vue (exposition, BdB) , il faut avoir recours au post traitement.

Par contre, tous les problèmes concernant la MAP, la PDC, le bruit, le cadrage, et l'exposition catastrophique sont le fait d'usagers qui font n'importe quoi n'importe comment, s'imaginant que le boîier doit être capable d'accomplir des miracles pour rattrapper leur ignorance ou tout simplement leur paresse à ne serait-ce qu'ouvrir la notice fournie avec leur boîtier qui font qu'ils ne maîtrisent absolument rien. On ne saurait être surpris ne voyant certains résultats