Petit billet sur le flash à l'usage des débutants et des réfractaires.
Bonjour,
Faisant suite à diverses conversations sur d'autres fils et sans lancer de polémique pour ou contre, je déterre un de mes vieux billets postés ailleurs, sans prétention, si ça vous plaît dites le, si vous voulez apporter des compléments, des critiques constructives ou des conseils, j'en serai heureux.
Merci.
La plupart des photographes amateurs, lorsqu’ils débutent, pensent que le flash intégré à leur boitier est un atout, et bien malheureusement je déconseille fortement son utilisation (sauf si vous n’avez pas le choix). Les flash intégrés aux boitiers ont beaucoup de défauts :
Leur puissance trop faible
L’impossibilité de les faire pivoter pour diffuser la lumière, c’est un élément déterminant
La difficulté de régler précisément l’intensité du flash
Le flash intégré ne doit constituer qu’une solution de “secours”, il faut vraiment privilégier un flash “externe”. Et si vous n’êtes pas convaincu n’oubliez pas que certains boitiers pro n’ont même pas de flash intégré…
Contrairement à ce que l’on peut penser les flashs cobras ne sont pas des reptiles dangereux* Ce sont les flashs externes les plus répandus, il sont appelés ainsi à cause de leur forme qui rappelle celle du célèbre serpent. Ces flashs ont de nombreuses qualités qui font d’eux les plus appréciés dans le monde de la photo (même des photographes pro !)
Ils sont petits et facilement transportables (dans un sac par ex.) .
Ils ont une très bonne puissance, on pourra trouver des modèles permettant d’éclairer sur une très grande distance.
Il fonctionnent sur piles et/ou sur batteries, et du coup sont vraiment polyvalents.
Leur forme de “cobra” permet de les faire pivoter pour diriger la lumière ou on le souhaite, c’est un atout indéniable dans toutes les situations !
Ils ont un excellent rapport qualité/prix, on trouve des modèles allant de 30 à 400€ mais en choisissant correctement on peut s’en sortir avec un excellent exemplaire pour une centaine d’euros.
Le flash est généralement utilisé pour illuminer une scène trop sombre ou pour fixer des mouvements rapides. On peut également l'utiliser en extérieur comme éclairage d'appoint pour atténuer les ombres, par exemple dans le cas d'un sujet en contre-jour. Cette technique est appelée le « fill-in ».
En photographie sérieuse, le flash est utilisé aussi bien pour le portrait que pour la photographie d'objets. On utilise alors des appareils puissants, indépendants de l'appareil photographique.
Pourquoi acheter un flash externe ? Je vous le demande !
La question (brutale) est posée ! Tous les appareils photo entrée de gamme embarquent un flash. Que ce soit un compact, un bridge ou un reflex ! Plus on monte en gamme moins le flash est présent sur ce créneau...
Explications...
Le flash intégré à l'appareil est souvent utilisé pour dépanner en cas de manque de lumière. Typiquement quand on doit faire des photos d'une soirée, d'une fête d'anniversaire, ou d'un quelconque autre événement familial ou pas... Mais il existe un domaine d'application du flash nettement plus conséquent et intéressant... On le verra plus tard.
Le Flash intégré:
Il va dans ce cas parfaitement jouer son rôle car il va permettre d'éclairer le sujet que l'on photographie à une distance très raisonnable, c'est-à-dire 3 à 4 mètres maximum....
Le flash intégré, n'a pour lui que l'avantage d'être intégré et de ne pas occuper de place. Ce qui fait aussi que l'on peut l'utiliser rapidement, sans devoir s'arrêter un moment, et monter un flash externe sur le boîtier. Avantage pas si petit que cela, mais à prendre en considération quand même. L'inconvénient majeur va être la très courte portée du flash intégré, car il est très peu puissant. Ce qui veut dire que si on photographie un sujet un peu éloigné la puissance du flash ne va pas suffire à l'éclairer correctement.
A signaler aussi que plus on s'éloigne de la portée du flash, plus l'éclairage va perdre en homogénéité. On va avoir le centre de l'image bien éclairé, et les bords moins, voire beaucoup moins...
Ce qui montre que le flash intégré est surtout un accessoire de "dépannage", plutôt qu'un véritable outil.
Il ne faut pas le négliger voir le refuser, car il peut toujours rendre service quand on en a besoin, mais il faut bien être conscient de ses limites.
Le Flash externe:
Si on rajoute un flash à son appareil photo, le flash va bien sûr être plus gros que celui qui est intégré, mais va déjà apporté un avantage de taille... celui de la puissance, exprimée en Nombre Guide (NG).
Un des avantages du flash externe sera donc sa puissance, en générale facilement 3 fois supérieure à celle du flash intégré. Mais c'est loin d'être le seul avantage !
Un flash externe va rendre possible l'orientation, typiquement vers le plafond ou un mur, ce qui va permettre de ne pas éclairer le sujet frontalement. Résultat : le lumière va se diffuser et sera moins agressive par la même occasion. Pour éviter de se retrouver avec une présence trop importante de la lumière, un éclairage indirect est très important. Cela permet de* contrôler la lumière.
Pour adoucir la lumière il existe des systèmes conçus par des fabricants tiers comme Lumiquest qui développe une large gamme d'accessoires, qui se monte sur la tête du flash.
Un flash externe est un outil qui offre une puissance largement supérieure à un flash intégré, et le travail du photographe va consister à dompter cette puissance, pour doser l'apport de l'éclairage du flash. Ce qui peut paraître paradoxal, mais c'est une réalité. L'usage d'un flash externe doit se faire avec maîtrise car il apporte un surplus de lumière mais ce surplus n'est pas forcément nécessaire ou souhaitable en toute circonstance.
Autre avantage du flash externe, il permet d'obtenir répartition de la lumière plus homogène qu'avec un flash intégré. La tête zoom d'un flash externe va s'adapter mécaniquement à la focale de l'objectif que l'on utilise pour gérer au mieux l'homogénéité de l'éclairage. Dans la tête du flash il y a un petit reflecteur qui change de position suivant la focale de l'objectif utilisé. Cela est particulièrement important, car quelqu'un qui utilise un 100mm pour faire du portrait par exemple, ne va pas avoir besoin de la même couverture lumineuse qu'un 24mm, donc qu'un grand angle ! Question d'angle de champ.
Un flash externe peut aussi être contrôlé à distance ! Les marques proposent des solutions différentes pour contrôler leur flash sans fil. Ce qui accroît les possibilités créatives, et permet même de combiner plusieurs flashs pour vraiment modeler la lumière sur le sujet.
Rien n'empêche d'acheter un premier flash externe, de le contrôler à distance par le flash interne de son boîtier (ce n'est pas possible avec tous les boîtiers), et par la suite si le besoin se fait sentir on achète un autre flash externe pour modeler la lumière à sa convenance, avec plusieurs sources de lumières.
L'usage du flash externe ou même du flash interne est bien souvent cantonné à un usage en basse lumière, mais il existe la technique dite du Fill-In, qui est utilisé dans les cas où la lumière est suffisante mais quand le photographe veut apporter un léger plus pour équilibrer le sujet photographié. Typiquement, on parle de fill-in lorsque l'on fait de la photo en plein soleil. Lorsque le soleil est présent, il crée des ombres marquées, ce qui veut dire que si on photographique quelqu'un au soleil, on va avoir des ombres sur le visage suivant l'emplacement du soleil, du sujet et du photographe.
Le Fill-in va permettre d'apporter un peu de lumière afin d'éclairer uniformément le visage et d'ainsi gommer ces ombres disgracieuses sur le visage. Donc utiliser un flash en plein soleil n'a rien de ridicule, au contraire !
Le Nombre Guide:
Sur un flash intégré on se retrouve avec environ un nombre guide (NG) de 11, avec un flash externe, on sera entre 30 et 50 environ. Voire plus pour les plus gros. Ce nombre guide de 50 n'est pas utile tout le temps. Il pourra même jouer en défaveur du sujet. Il faudra donc le "brider" parfois pour adoucir la lumière et éviter de se retrouver avec l'effet "fromage blanc" c'est à dire un visage totalement blanc, car trop éclairé ! Et ce, même si l'appareil photo est censé faire une mesure correcte de l'exposition (avec ou sans flash).
Un flash externe appelé aussi cobra dispose bien souvent de modes d'utilisation avancés. Il permettra de doser la lumière en réduisant sa puissance, on aura un écran arrière qui donnera des informations dont la portée en mètre de l'éclair. Sans parler de l'effet stroboscope qui permet d'émettre plusieurs éclairs pour la même photo. Pour par exemple décomposer le mouvement d'un sujet mobile. Plus le flash est haut de gamme plus il est pourvu en fonctions.
Chaque appareil photo a une vitesse de synchronisation flash. Le plus souvent situé entre 1/125s et 1/200s. Ce qui veut dire que le flash interne fonctionnera seulement jusqu'à cette vitesse maximale d'obturation. Le flash externe va lui pouvoir dépasser cette limitation et se synchroniser à toutes les vitesses d'obturation, on appelle cela la synchro haute-vitesse. Utile lorsque l'on fait des photos en plein soleil !
La photographie au flash est une technique à part entière. La lumière d'un flash va suivre une direction, plus on s'éloigne du flash, plus on perd en puissance. Cela a une influence très importante, car on a un 1er plan, celui qui sera éclairé par le flash et celui qui va servir à mesurer la lumière par l'appareil photo, mais il y a aussi le fond qui lui recevra moins de lumière. Equilibrer tout ça est une tâche difficile.
Un flash cobra est un outil créatif qu'il faudra apprendre à maîtriser (pour vraiment l'exploiter), mais permet réellement d'aller plus loin dans sa pratique de la photo. A la différence du flash intégré, seul le flash externe peut se prétendre être un véritable outil photographique.
Le flash externe ou interne n'est pas la solution miracle à toutes les situations, certaines personnes n'aiment pas trop l'utiliser. Il est souvent difficile à maîtriser lorsque l'on a des sujets à des distance différentes. Cas concret : si on a 2 personnes situées à des distances différentes, l'une va forcément recevoir plus de lumière que l'autre. Plus on s'éloigne de l'appareil photo ou du flash moins on reçoit de lumière. Tout outil a ses limites, il est important d'en prendre conscience afin de l'utiliser au mieux.
Il est très simple d'apprendre à connaître son flash externe, avec la facilité du numérique on peut laisser le flash en tout-automatique, et faire sa séance photo et ensuite étudier les photos après la prise de vue, pour comprendre les résultats afin de les interpréter. Et ceci pour utiliser les fonctions avancées du flash pour obtenir de meilleurs résultats. On va peut être se dire que pour des sujets qui sont à moins de 5m, on peut appliquer systématiquement une correction de l'exposition au flash, pour mieux équilibrer la lumière ! Et on aura ainsi fait un grand pas dans la maîtrise de la bête !
Bien sûr tous les fabricants d'appareil photo proposent une gamme complète. Il existe aussi d'autres marques indépendantes qui proposent elles aussi une gamme plus ou moins importante. Comme par exemple Metz, Sigma, ou Sunpack. Il faut juste prendre la précaution de s'assurer que le flash est bien compatible avec toutes les fonctions avancées de son boîtier.
Précisions sur le nombre guide ou NG:
Voici un lien intéressant vers un article qui me semble complet:
La portée d'un flash : le nombre-guide
Repris ci-dessous:
Auteur: Franck Mée.
La portée d'un flash : le nombre-guide
Qu'il s'agisse de choisir un flash externe ou de savoir à quelle distance éclairera le flash intégré d'un appareil, un chiffre magique à connaître : son nombre-guide. Pour l'utiliser, il faudra un peu de calcul mental...
En bref
Le nombre-guide (parfois abrégé "NG") caractérise la puissance maximale de l'éclair d'un flash.
Il permet de connaître la distance maximale à laquelle un sujet gris neutre sera correctement exposé : le nombre-guide est le produit de la distance en mètres et de l'ouverture relative de l'objectif ("nombre F"). On divise donc la distance d'éclairage par deux lorsqu'on double l'ouverture.
La sensibilité joue aussi. Le nombre-guide est presque toujours donné pour 100 ISO. On double la distance d'éclairage lorsqu'on quadruple la sensibilité.
Flash automatique
La plupart des flashes actuels sont prévus pour fonctionner de manière totalement automatique. L'appareil demande un "pré-éclair" de puissance réduite, qui lui permet de calculer la puissance dont il aura réellement besoin pour prendre la photo. Le pré-éclair et l'éclair principal sont séparés d'une fraction de seconde ; il est parfois possible de les distinguer, mais ils apparaissent généralement confondus (au contraire de la réduction des yeux rouges, qui envoie un pré-éclair pour contracter les pupilles des yeux une bonne demi-seconde avant la prise de vue, cf. Photo au flash intégré).
Cette technique est dite TTL, pour Through the lens, la mesure se faisant ainsi par l'appareil, à travers l'objectif photographique. Elle nécessite un flash capable de communiquer des informations précises avec l'appareil photo : c'est le cas des flashes intégrés mais, pour les flashes externes, il va falloir vérifier quel système ils utilisent.
http://img1.lesnumeriques.com/articl...sh_griffes.jpg
À gauche, la griffe ISO 518, utilisée par la quasi-totalité des constructeurs (ici, Pentax). À droite, la griffe Minolta iISO, utilisée par Sony.
Les flashes de même marque et de même époque que l'appareil fonctionnent généralement sans soucis. Certains constructeurs (Sigma, Metz...) proposent des flashes pour différents constructeurs : il faut alors vérifier l'adéquation du système utilisé par le flash et par l'appareil (Canon E-TTL, Nikon i-TTL, Pentax P-TTL...).
On peut également utiliser un flash ISO 518 sur un appareil compatible, même d'une marque différente : la griffe et le contact central (qui transmet le déclenchement) sont standard. En revanche, les contacts supplémentaires concernant la mesure TTL varient d'un constructeur à l'autre : pour utiliser un flash Nikon sur un appareil Canon, par exemple, il faudra passer le flash en mode manuel et faire tous les réglages soi-même.
La plupart du temps, vous n'aurez donc pas à vous préoccuper des réglages du flash : il négociera lui-même directement avec l'appareil. Ne vous restera qu'une question : est-ce que mon flash suffit pour ce que je veux faire ?
Nombre guide
Pour calculer la portée d'un flash, les constructeurs donnent une indication : le nombre-guide. Il s'agit du produit de l'ouverture de l'objectif et de la distance à laquelle un objet gris neutre est correctement exposé.
NG = d x F
Autrement dit, si je photographie un sujet de luminosité normale, situé à 5 m, avec un objectif ouvert à f/8, j'aurai besoin d'un flash d'un nombre-guide supérieur ou égal à 40. Avec un objectif ouvert à f/4, un NG de 20 suffira.
Comment je connais le nombre-guide de mon flash ? Aïe... Voilà une question délicate. Les constructeurs donnent en effet le nombre-guide maximal de leur flash : par exemple, un Metz Mecablitz 36 AF-4 a un NG de 36, un Sigma EF-530 DG ST atteint 53, un Sony F58AM grimpe à 58... selon le champ couvert.
Les flashes intégrés sur les reflex ont généralement des nombres-guides de l'ordre de 12 ; sur les compacts, l'information n'est que très rarement donnée, les constructeurs préférant indiquer des "portée du flash : 3,8 m", évitant ainsi d'avouer que leurs NG dépassent rarement 5.
Influence de l'angle de champ
Les flashes modernes ont des têtes dites "zoom". Celles-ci permettent de changer le champ couvert pour l'adapter à celui de l'appareil photo : inutile d'éclairer à côté de l'image à photographier.
http://img1.lesnumeriques.com/articl...flash_zoom.png
(Document Nikon)
Or, si le flash émet la même quantité de lumière, mais l'envoie sur un champ plus serré, elle est plus "concentrée" et porte plus loin.
Typiquement, les constructeurs donnent les nombres-guides pour des focales équivalentes d'environ 100 mm. Si l'on utilise une focale équivalente de 50 mm, la tête du flash va s'adapter pour éclairer plus large ; l'angle sera doublé, la surface à éclairer quadruplée... et le nombre-guide logiquement diminué : la même quantité de lumière sera étalée sur une surface plus importante.
http://img1.lesnumeriques.com/articl..._ng_focale.jpg
Évolution du NG avec la focale sur un Sigma EF-530
Concrètement, il vous faudra généralement vous plonger dans le manuel de votre flash pour connaître l'évolution du nombre-guide, et donc de la portée effective, pour des photos au grand-angle.
Influence de la sensibilité
Vous le savez, un autre paramètre influe sur l'exposition : la sensibilité ISO. À éclairage identique, la scène sera en effet plus claire à 800 ISO qu'à 400 ISO. Augmenter la sensibilité augmente donc la portée du flash.
En pratique, la relation est simple : pour doubler la portée du flash, il faut quadrupler la sensibilité. À 400 ISO, il porte donc deux fois plus loin qu'à 100 ISO ; on peut continuer à calculer la portée de la même façon, mais en multipliant le NG par 2.
Ainsi, si l'on a un flash de nombre-guide 12 et un objectif ouvrant à f/4, on est théoriquement limité à 3 mètres de distance pour 100 ISO ; cependant, on pourra photographier à 400 ISO un sujet situé à 6 mètres, à 1600 ISO un sujet à 12 mètres, et ainsi de suite.
Certains modèles ont la bonne idée d'indiquer en permanence la portée efficace sur leur écran de contrôle, en s'ajustant en fonction des informations fournies par l'appareil (sensibilité, ouverture et focale équivalente). C'est très pratique, très agréable, et on regrette que tous ne le fassent pas...
Comment choisir ?
La question est souvent posée chez les amateurs équipés en reflex et souhaitant dépasser les limites du flash intégré. Hélas, la réponse est à deux niveaux.
Pour ce qui est de la portée brute, c'est simple. Si vous faites des extérieurs et dépendez exclusivement du flash pour éclairer la scène, sur des sujets potentiellement situés à plus de dix mètres, le maximum sera le mieux.
Si, comme beaucoup, vous faites surtout des photos de famille en intérieur, vous serez rarement à plus de six mètres de vos sujets ; avec un reflex moderne capable de monter à 1600 ISO sans trop perdre en qualité, un nombre guide de l'ordre de 30 sera parfaitement suffisant. Les cobras abordables (Metz 36 AF-4, Nikon SB-600, Pentax AF 360 FGZ...) ou les flashes compacts (Canon 270 EX, Nikon SB-400 et consorts) sont pour vous.
Cependant, rares sont ceux qui vont se contenter d'un flash cobra fixé sur la griffe et éclairant directement le sujet. Vous risquez de rapidement en vouloir plus : le flash externe est un outil très souple, surtout lorsqu'il est pilotable à distance.
http://img1.lesnumeriques.com/articl...d_portrait.jpg
Au minimum, vous découvrirez vite les joies de l'éclair indirect, dirigé vers un plafond ou un mur clair pour offrir un éclairement plus homogène. Or, pour cette utilisation, la puissance devra être plus importante : la distance est augmentée et le plafond ne reflète pas toujours 100% de la lumière.
Par ailleurs, chez la plupart des marques, les flashes d'entrée de gamme sont limités : ils ne s'orientent pas aussi librement que les cobras plus chers. Les possibilités de réglages sont également plus restreintes — les plus compacts ne fonctionnent souvent qu'en automatique.
Dans ce cadre, choisir un modèle disposant d'une bonne réserve de puissance — NG de 40 ou plus — peut être un choix plus opportun.
Sans fil
http://img1.lesnumeriques.com/articles/969/encadre.jpgCôté créativité, la solution la plus souple est sans doute le flash sans fil. Selon les appareils, il est piloté par un transmetteur infrarouge ou par le flash intégré au boîtier.
On peut le placer loin de l'axe optique, dirigé sur le sujet, pour souligner son relief par des ombres brutales ; le placer derrière pour renforcer un contre-jour ; ou le diriger vers un mur pour obtenir un éclairement diffus, mais sur un axe différent de celui que l'on aurait depuis l'appareil.
Dernier avantage : avec certains appareils, on peut utiliser plusieurs flashes externes, en réglant leur puissance à volonté ou presque. Mais là, on rentre dans le domaine de la lumière préparée et travaillée, courante en studio, passionnante par les possibilités offertes, mais rarement à la portée de l'amateur ne serait-ce que financièrement.