Hallgrímskirkja


  • EXIF: Canon ( EOS 5D Mark III) | 21mm | 1/15s | f/8 | ISO 100


1945, les premiers coups de pelle creusent la colline Skólavörduholt, qui trône au centre d’un Reykjavík encore à taille humaine. Une colline comme tant d’autres en Islande où d’innombrables orgues basaltiques creusent leur sillon.Guðjón Samúelsson avait depuis longtemps déjà ce projet dans un coin de la tête. Depuis 1937, lorsque l’État lui demande de construire une cathédrale pour Reykjavík.
Les orgues basaltiques lui inspirent cette architecture si particulière : une flèche dégradée, au béton découpé, comme la nature découpe le basalte. Les travaux commencent donc en 1945, et ne vont se terminer qu’en 1986, 38 ans plus tard. Trois ans après la mort du maître architecte. La plus grande église d’Islande, 74.5 mètres de haut, est baptisée Hallgrímskirkja, l’église d’Hallgrímur, hommage au grand poète du XVIIèmeHallgrímur Pétursson (1614-1974).

L’intérieur de l’Église luthérienne est sobre. Ici, pas d’ostentatoire. Les vitraux jettent une lueur colorée sur la nef au plafond voûté immense.

Depuis 1992, un orgue Klais de 25 tonnes domine le tout. Et quel orgue. 5275 tuyaux, 15 mètres de haut. Mais le vrai bijou de la cathédrale se cache en haut. Le visiteur curieux peut se glisser sous son clocher, et tient là un formidable point d’observation des toits de Reykjavík et du fjord tout proche. Plus centrale et plus haute que le Perlan, la cathédrale offre sans nul doute le plus beau panorama. Sur le parvis, Leifr ErÍksson se dresse. Cette statue de bronze a été offerte par les États-Unis à l’Islande en 1930, pour le millénaire de la création de l’Alþing. Depuis, elle se dresse là. Avant même que Hallgrímskirkja soit construite donc. La cathédrale représente aujourd’hui le cœur de la capitale. Son point central, visible de partout. Son architecture détonne et la fait connaître de par le monde.

bon WE ensoleillé à tous (tes)