Bonsoir à tous,
Je suis content de voir que vous avez entendu le cri du cormoran, ce qui a été le point de départ d’une petite discussion à laquelle je vais me mêler en vous livrant, en vrac, quelques réflexions personnelles.

Citation Envoyé par momos Voir le message
c'est vrai que le cormoran n'a pas trop la cote, comme le renard ou le sanglier.
Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage Il est plus facile d’accuser l’animal plutôt que de remettre en cause les pratiques des hommes. Malgré une amélioration indéniable, grâce par exemple aux stations d’épuration de toutes les localités d’un bassin versant, les rivières comme le Tarn et la Dourbie restent des milieux fragiles où se retrouvent les phosphates et les nitrates provenant de l’agriculture des Causses, qui se sont infiltrés à travers le sous-sol karstique

Citation Envoyé par Cedrick Voir le message
mais si on ce pose bien la question et de l'état des lieux de nos fleuves et rivières en pesant dans la balance le pour et le contre et en regardant bien qui dans sa plus grosse partie est un polueur , un destructeur , celui est fait le plus gros préjudice a l'équilibre écologique c'est donc L'homme/l'humanité ou le cormoran ? qui est le plus destructeur ?

Vaste débat que j’envisagerai de façon moins pessimiste.
A qui appartient la Nature ? si elle appartient à l’Homme, il doit alors éliminer tous ses concurrents, loups, renards, loutres, cormorans, castors et autres vautours. Il ne lui restera plus ensuite qu’à aménager la montagne en pâturages sillonnés de pistes pour 4x4, quads et moteurs variés. Quant à la rivière, débarrassée de ses prédateurs, elle pourra recevoir suffisamment de truites d’élevage, affamées et peu farouches, pour que chaque pêcheur puisse en conserver « un maximum de 10 par jour » comme l’autorise encore la Fédération de pêche de l’Aveyron.
Inutile de dire que ce n’est pas ma conception. Je suis moi-même pêcheur mais je relâche toutes mes prises car je pêche pour m’amuser ; le cormoran lui n’a pas le choix et pêche pour se nourrir. Lequel des deux est le plus à sa place ?
Lorsque je vais dans la forêt, en montagne, sur les falaises ou le long de la rivière, je ne me considère pas comme le maître des lieux mais plutôt comme un invité, je suis respectueux du milieu et de ses habitants donc je ne m’y sens pas déplacé.

Mais, je me suis légèrement éloigné de l’analyse photographique et si nous voulons continuer longtemps encore à voir et à photographier les animaux sauvages, il faut les considérer comme « les autres hommes », nom que leur donnait Dersou Ouzala dans le merveilleux film de A. Kurosawa.

Citation Envoyé par Cedrick Voir le message
en Chine par exemple cet oiseaux formidable fait équipe avec les pécheurs pour faire une pêche durable et écologique.
« Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques » est une comédie policière de M. Audiard sortie en 1971.