Citation Envoyé par weinen Voir le message
La difficulté de ce type de photo c'est que l'appareil photo voit des choses que l'oeil ne voit pas forcément... Donc difficile d'être naturel sans point de référence. Un ciel en soit n'a pas de couleurs à proprement parlé sans pour autant être monochrome.
Et oui, "la nuit tous les chats sont gris" : avec une luminosité normale c'est les cônes de la rétine qui sont sollicités, ils perçoivent les couleurs (surtout le vert) ; dans l'obscurité on utilise les bâtonnets, qui ne les perçoivent pas (mais perçoivent encore particulièrement le vert). C'est aussi ça qui explique qu'en observation astronomique les objets faiblement lumineux ont intérêt à ne pas être regardés directement, les bâtonnets n'étant pas dans l'axe du regard. Et qu'il est très rare d'observer des objets astronomiques lointains en couleur.
Quant à l'APN, on doit prendre en compte des considération comme le fait d'avoir autant de photosites verts que rouges et bleus réunis, ou le rendement du capteur dans sa conversion photon>electron selon les couleurs : dur de dire si une photo est en "couleurs vraies".
Tout ça explique qu'en observation on ne voit quasi qu'en noir et blanc, seules les nébuleuses très brillantes permettent d'observer de la couleur : vert. Un appareil photo ? rouge.

Mais quand même, une référence incontournable : l'histogramme configuré pour te montrer les 3 canaux couleurs. Il suffira de les aligner avec un réglage de la balance des blancs pour avoir une bonne base que tu pourras personnaliser selon tes goûts



L'outil "couleurs automatiques" de photoshop donne parfois de bons résultats : dans cas là il fait mieux, corrigeant la teinte verdâtre terriblement peu esthétique

Toutes les actions de retouches de couleur, contraste, exposition, dynamique, ... très utilisées en astrophoto jouent sur l'histogramme, qu'il faut garder ouvert en permanence