Citation Envoyé par _ZigZag_ Voir le message
[...] Je peine à croire qu'un simple clic sur le déclencheur ait pu amener à un résultat pareil. Je n'ai rien contre la retouche, que je pratique systématiquement, mais là, j'ai l'amère impression qu'il doit y avoir un monde d'écart entre la prise de vue et le résultat posté sur le site. [...]
Je rebondis tardivement sur ce bref passage de ton post qui me semble important.

Je ne connais pas ton niveau en macro donc mon intervention tombera peut être à l'eau mais si je prends au pied de la lettre ton commentaire je pense qu'il est assez illusoire de penser que tu obtiendras une photo merveilleuse en sortant dans ton jardin et en faisant un simple clic sur ton déclencheur.
Je pousse volontairement un peu le bouchon mais la macro, comme beaucoup d'autres thèmes photographiques, est devenue très élitiste avec les avancées technologiques et la multplication d'amateurs ou de pros qui s'adonnent à cette activité. Le "point and shoot" même avec un peu de post-développement suffit rarement à impressionner les foules.

Cela me rappelle un documentaire télévisé sur les photographes animaliers qui est passé fin août début septembre. On y voyait parmi les meilleurs photographes animaliers français en activité (Munier, Simard, etc.). Et certains expliquaient que ce qui représentait il y a 10 ans une photo incroyable était aujourd'hui jugé comme une vulgaire photo documentaire à laisser sur son disque dur.
Il y a 10 ans l'exploit consistait à s'approcher suffisamment de l'animal et à le photographier nettement. Désormais on attend de ces photographes des photos avec une compo de dingue, des animaux dans des attitudes incroyables, des lumières de fou. Et tout ça en à peine 10 ans.

C'est la même chose en macro. Le super papillon azuré sur son brin d'herbe n'enthousiasme plus grand monde même si la photo est superbe. On est dans la surenchère : rosée sur-abondante en arrière-plan, colorimétrie retravaillée (beaucoup de bleus actuellement), mises en scènes avec insectes captifs pour raconter une petite histoire, etc.

Et j'aurais tendance à dire que c'est un domaine où ce phénomène est le plus exacerbé. On trouve moins d'excès dans la photo de rue ou la photo d'architecture bien que cela commence un peu pour cette dernière.