Salut, Frédéric,
"Petite sortie...petite série"...et grands effets!
C'est un retour à la représentation de la modernité, voire de l'ultra-modernité de la ville, dans laquelle tu excelles. Il semblerait que La Défense trouve en toi son peintre, à l'instar de villes ayant trouvé leur peintre ou leur poète. Et il faut qu'il y ait osmose entre le sujet et son chantre pour arriver à ces résultats.
Une composition parfaite sur chacune, ton œil qui accroche le détail, qui place l'éclat lumineux là où il devient un acteur qui auréole les lieux, dans des dégradés ou des progressions de lumière remarquables...

Sur la une, mais ce n'est pas ton fait, les lettres énormes ne sont sans doute pas aussi majestueuses que les bâtiments, conférant au site un côté Luna Park qui procède d'un autre esthétisme. Cela déroute dans un premier temps puis l'œil (le nôtre) s'accoutume.

Ton vaisseau amiral semble une grande cathédrale ou Palais de quelque Minos des Temps modernes, avec ses empilements, ses surcharges, passerelles, ascenseurs, escaliers, appelant à une élévation non plus mystique mais labyrinthique, donc à la perte, folie du monde moderne (y a-t-il un Thésée dans la salle?)

Et vient la dernière, ma préférée : jeux de miroirs, reflets, échos (soleil en haut, éclat en bas, en passant par le halo) composent le bouquet final. Le quartier-ville expose la fierté de ses tours, magnifiées par le soleil. Je regretterai le côté plus trivial du panneau indicateur:il nous ramène aux petites réalités du quotidien, mais la ville, c'est cela aussi. Puis le regard remonte, recule pour ne retenir que le grandiose.

En somme, avec toi...aux commandes, on sait qu'on ne s'ennuiera pas.
Amitiés
Paul