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Discussion: Envol
Mode arborescent
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17/05/2020, 13h13 #8Modérateur
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Mes photos publiées
Ah OK, ce n'est pas par paresse que tu es en tout auto mais par méconnaissance de certaines règles de fonctionnement de l'apn (j'ai dit certaines, sans doute liées au numérique....)
Donc au temps de l'argentique, nos boitiers (j'ai eu un EOS 33) utilisaient des pellicules 24X36. C'est le format "traditionnel", grand public/expert de la photo argentique. D'autres formats plus petits, mais aussi plus grands existaient.
Ces pellicules étaient données pour une certaine sensibilité (moi je disais ASA...) le 400 étant souvent le passe-partout.
On apprenait ensuite à exposer. Les plus jeunes comme moi ont eu affaire à de bonnes cellules intégrées au boitier : on réglait alors la sensibilité de la pellicule sur le boitier avec une petite molette (plus tard c'était pris en charge automatiquement), on choisissait son ouverture (f/?) sachant que plus le chiffre était petit plus l'ouverture était grande moins la PDC était grande (pour une MAP proche pour raccourcir), et on réglait la vitesse pour que le barregraphe en bas dans le viseur se trouve sur le 0. J'avais appris que pour prendre papi et mamie, tonton et tata, il ne fallait pas descendre sous les 1/125è s et 1/250 c'était génial. Si on ne pouvait pas faire autrement, on descendait à 1/50 mais alors là fallait vraiment faire gaffe à ne pas bouger et à ce que tata et tonton ne bougent pas. En fait, mais personne ne me l'avait appris, une habitude était de ne pas descendre la vitesse d'obturation sous 1/focale - donc avec un 50mm ne pas descendre sous 1/50è seconde. Ce n'était pas une règle établie noir sur blanc, mais un truc pour assurer une photo nette. On déclenchait, on allait chez le photographe qui développait la pellicule et faisait des tirages. Les plus sympas ne te faisaient pas payer les photos ratées ! Jusque là tu me suis... Les objectifs étaient souvent des fixes jusqu'au milieu des années 80, en général un 50mm, parfois 24 ou 35.
Puis arrivèrent les zooms, puis les automatismes facilitant les prises de vue, puis le numérique. Beaucoup d'évolution en moins de 20 ans !
Plus de pellicule ! Résultat immédiat sur ton écran d'apn, puis sur ton ordinateur. Le pied.
Le boitier n'avait pas beaucoup changé... entre mon EOS 33 de 2001 et mon 50D de 2009, très peu d'écart, c'était pratique pour reprendre en main les choses.
Sauf que nous avions plus facilement accès à certains paramètres, et les fabriquants pour pouvoir équiper tout un chacun à moindre coût avaient sorti une arme secrète : le format du capteur.
Les boitiers "pro" (5D, 1Ds, puis 1Dx, 6D...) conservaient un capteur de la même dimension, 24x36. Mais les photodiodes au début du numériques, et donc les capteurs, ça coûtait un bras. Autant dire qu'il était difficile de faire passer toute la populace au numérique. Ils ont donc trouvé la parade avec un capteur plus petit (le fameux format APS-c) Un peu moins de photodiodes à produire et à mettre sur le capteur, on les serre un peu tout de même pour ne pas faire croire au client qu'on le lèse par rapport aux pros et des capteurs qui n'utilisent que la partie centrale de l'image produite par les objectifs (ça tombe bien, c'est la meilleure). Pour développer ces modèles, Canon crée une monture dite EF-s (le carré blanc) qui ne peut se monter que sur des boitiers équipés de ces petits capteurs car ils ne produisent pas une image dimensionnée pour les grands capteurs 24x26. On pose donc un détrompeur pour éviter de monter un boitier EF-s sur un boitier Full Frame (24x36). Les anciens objectifs EF (point rouge) continuent eux à se monter indifféremment sur FF ou sur APS-c
Et c'est là que commencent vraiment les problèmes : rappelle toi, sur un petit capteur on n'utilise qu'une partie de l'image produite par un objectif EF. Et le reste alors ? ben il est dans les choux. Il s'en produit qu'avec la même focale, le capteur APS-c produit un effet de zoom par rapport au capteur FF. Ce zoom chez Canon équivaut à 1,6x la focale (de part la dimension du petit capteur par rapport au 24x36, je te laisse calculer la dimension du capteur APS-c), chez Nikon, il est de 1,5 (même question que pour Canon
). On a donc souvent coutume de dire qu'un 100mm sur APS-C cadrera comme un 160mm sur FF. Il s'ensuit que la petite habitude de 1/focale doit être corrigée de ce facteur si on veut assurer une photo nette (en tout cas pour ce qui est du flou de bougé de l'interface boitier-sol => le photographe). Avec l'habitude on s'y soustrait, on n'y fait plus attention, ou on compense (rappelle toi, "arrête de respirer quand tu déclenches") mais cette technique reste souvent applicable. Au 21è siècle des technologies sont arrivées pour nous aider : Canon a développé l'IS, le stabilisateur. Un bloc optique dans l'objectif qui vient en partie compenser les micro-mouvements du photographes et permet de gagner en vitesse. Bien utilisé, on va souvent au-delà de la vitesse habituellement préconisée (cf canon33 que j'aime bien titiller quand il shoote au 1/250 avec son 150 macro alors qu'il nous habitue à des 1/60 et des images nettes).
D'autres solutions existent pour éviter le flou de bougé (du photographe) : le trépied, le monopod (plus support mais dans certains cas très pratique) ou tout simplement donc être au-delà de la vitesse critique qui serait sur ton APS-c 1/(fx1.6)...
Quand je te disais sur un autre post que M Canon n'avait peut-être pas changé ses algorithmes, c'est justement parce qu'en auto tes vitesses choisies par le boitier sont souvent proches voire inférieure à la vitesse critique. Canon a-t-il tenu compte de ce facteur x1.6 dans ses réglages ? Je ne saurais te répondre...
Tout ce que je peux te dire et confirmer c'est qu'en mode tout auto, on peut avoir de bonnes choses mais aussi des déceptions. Souvent le photographe met cela sur le compte du boitier ou de l'optique, alors qu'il suffirait de modifier les réglages (passer en mode semi-auto voire manuel), appliquer les règles de l'exposition (on éclaire pour selon les HL maintenant plus selon les ombres comme en argentique) en utilisant le triangle d'expo Focale/ouverture/iso, et le tour est joué !
Voilà, il suffit aussi de dire les choses, on essaie d'expliquer en réponse
)
Fabien
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