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Quant au bon sens, en employant les produits-caviar des producteurs de liquides miraculeux, comment expliquer les cas de filtres endommagés (décollage du traitement) avec ces précieux produits infaillibles?
Comme expliqué en détail plus haut, les seuls cas que je connaisse de filtres endommagés sur le capteur du 5D étaient dus non pas au liquide utilisé mais à un défaut de fabrication chez Canon.

Quant aux produits "caviar", je connais la valeur des choses. Ce que je paie, ce n'est pas la valeur intrinsèque du produit mais la garantie que le fabricant travaille en accord avec Canon.

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Il n'existe pas de recette exclusive pour obtenir un nettoyage nickel.
C'est exactement ce que j'ai dit en précisant que la méthode que je propose n'est certainement pas universelle. Elle fonctionne pour moi.

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Ce défi au bon sens est relevé maintes fois quotidiennement, sans que cela pose le moindre problème, et à la satisfaction des clients venus confier leur boîtier pour un forfait de nettoyage du capteur.
Cette procédure est-elle oui ou non officiellement approuvée par Canon?


Enfin, je persiste à affirmer que l'introduction d'acétone dans un espace où l'on trouve polymères et revêtements divers et où la moindre goutte de ce liquide peut provoquer des dégâts immédiats est une prise de risque inconsidérée. Même si l'ustensile de nettoyage est peu imbibé, le moindre excès déversé en bordure de capteur risque, par capillarité, d'attaquer le collage du filtre ou la couche de gélatine située dessous (voir plus haut).

Même en admettant que l'opérateur soit hyper soigneux et qu'aucun incident ne se produise, j'ai clairement expliqué que ce qui compte est la valeur du résidu sec de l'acétone utilisée. Et une valeur acceptable ne peut être obtenue que par de l'acétone de grade spectrographique conservée dans des conditions optimales. Ce qui n'est certainement pas le cas de l'acétone que l'on peut se procurer chez le marchand du coin, laquelle est chargée d'adjuvants divers. Et l'acétone de grade électronique ou spectrograhique est très chère.

Le coefficient d'évaporation de l'acétone est de 2.1, celui de l'acool isopropylique est de 11. L'acétone s'évapore donc 5 fois plus vite (pour info le coefficient de l'éther éthylique est de 1 - l'acétone ne s'évapore donc que 2 fois plus lentement que l'éther, ce qui est très rapide). Les impuretés contenues dans l'acétone se déposent donc quasi immédiatement sur la surface soit-disant "nettoyée". Le pire, c'est que l'on peut très bien ne pas s'en apercevoir, le résidu sec étant étalé plus ou moins uniformément sur le capteur (en exagérant, il n'y a plus de taches mais un brouillard généralisé). C'est comme si on avait ajouté une couche de revêtement. L'utilisation d'alcool offre une plus grande latitude, l'évaporation étant beaucoup plus lente.

Donc je répète avec insistance à l'attention de tous ceux qui seraient tenter de passer chez le marchand et d'acheter une bouteille d'acétone en vue de nettoyer leur capteur, quoique l'on vous dise par ailleurs, ABSTENEZ-VOUS! Ce conseil s'adresse également à ceux qui envisageraient d'utiliser de l'acétone pour nettoyer leurs objectifs.

Enfin, puisqu'il faut rappeler quelques fondamentaux, l'acétone est un liquide dangereux, extrêmement inflammable, à conserver à l'extérieur ou dans un environnement contrôlé (j'ai toujours été surpris de voir des bouteilles d'acétone dans les rayons des supermarchés). Vu la volatilité de ce liquide, il n'est pas besoin de jeter une allumette dans la bouteille pour que ça démarre. Une lampe très chaude ou à flamme nue (ou bien sûr une cigarette) dans le voisinage même non immédiat de la bouteille d'acétone ouverte peut suffire à l'ignition.

Je ne pense pas pouvoir être plus clair.

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Patrick