tignasse> je vois que tu t'es bien renseigné sur les temps de pose, que je n'avais pas développer -.^
Et je confirme que la méthode "sans suivi" est très bonne pour un premier pas (j'ai commencé comme cela, il y a quelques années ^.^).

Pour ta question sur le temps de pose optimum, c'est assez simple : Plus on pose longtemps sur un objet ou sur une zone, plus on amasse d'informations. Donc il faut que tu tables pour être toujours au taquet de la limite maximum imposée par la déclinaison de l'objet ou de la zone.
Par exemple, si tu vises vers l'équateur céleste, essayes avec 5s de pose, comme cela t'es presque certain de ne pas avoir de filé. Mais tu peux aussi faire des essais à 8 ou 10s afin de voir si le filé n'est pas "négligeable". Des fois cela passe... Car la valeur de 5s est une valeur "théorique" et souvent, un décalage de 2px est quasiment imperceptible. De plus, avec 5s de pose, même à f/2.8 il ne va pas y avoir beaucoup d'informations récoltés, alors qu'avec 10s c'est beaucoup mieux.

Silesius> Iris est tout à fait capable d'aligner des images astronomiques qui ne le sont pas. C'est même l'une de ses principale fonction.

Il y a plusieurs algorithmes pour effectuer l'opération d'alignement (couramment nommée "registration" dans le monde de l'astro-photographie) donc le plus complexe est même capable de retrouver l'alignement d'images qui ont bougées verticalement/horizontalement en plus de n'être pas du même angle (rotation). Voir le mode "alignement par appariement global avec transformation quadratique ou cubique" dans Iris.
Cette méthode est nécessaire pour les prises de vue sur un simple trépied car il y a une rotation du champ photographié.

Par contre, pour ta question à propos des temps de pose; ce n'est pas aussi simple que cela...
On ne peut pas dire 10 fois 5mn de pose = 50 fois 1mn de pose, même si au total il y a eu 50mn de temps de pose.
C'est une suite logique à ce dont je parlais précédemment; il y a une grande différence quantitative entre la collecte d'informations sur 1mn et 5mn. C'est énorme.

Ce qu'il faut se dire pour partir sur une bonne base, c'est que le nombre sert uniquement au "moyennage" des imperfections, mais en ce qui concerne l'énergie reçue seul le temps de pose des images unitaires compte.

Je sais que ce n'est pas totalement vrai de dire cela car en "moyennant" beaucoup d'images pauvres en informations (>50, voir >100), on arrive à en extraire des informations qui étaient noyées dans le bruit ou les imperfections. Mais le gain est incomparable vis-à-vis d'une moins grande série qui aurait un temps de pose double, par exemple. Un nombre de pose extrême est donc un moyen secondaire dans la recherche d'informations, la base étant la collecte.
Du reste, on aurait beau additionner 100 ou 1000 pose sur un objet faible dont on ne distingue que la moitié, on ne pourrait pas en sortir la zone trop faible. Si l'information n'est pas collecté à la base, on ne peut pas l'inventer ^.^

Dans un autre sens, il ne faut pas non plus se dire que l'on va faire des poses unitaires d'une heure ^.^
Après un certain temps de travail, le capteur de l'appareil génère tellement de bruits parasites que l'information est irrécupérable.
En générale, les temps de poses utilisés sont de l'ordre de quelques minutes. On va dire de 3 à 10mn pour donner une fourchette large. Même si quelques astronomes font des poses de 15mn (à ce niveau la qualité intrinsèque du capteur de l'appareil entre en jeux : certains sont meilleurs que d'autres, même pour un même modèle).
Et puis avec des poses de 15mn, il faut un sacré bon suivi ! Des fois il vaut mieux faire des poses plus courtes et en mettre quelques unes à la poubelle plutôt que de les mettre toutes..