La notion d'exposition à droite est déterminante pour qui possède un APN. A ce titre il est important pour vous de vous renseigner sur le mode de fonctionnement de la matrice qui récupère l'image (rechercher sur internet le terme "filtre de Bayer" et le rôle du module "Raw converter", d'excellents whitepaper existent en anglais (pas vu de traduction française)).

Pour faire simple sachez que l'appareil a des niveaux de sensibilité différente en fonction de la luminosité qui lui parvient.
Admettons que dans la plage dynamique de collecte de la lumière nous ayions la segmentation suivante :
- très basse lumière
- basse lumière
- Tons moyens
- hautes lumières
- Très hautes lumières

et bien l'échelle de codage des informations (niveau de luminosité) va grandement varier :

Nombre de valeurs tonales dans une image de 12 bits

- très basse lumière : 132
- basse lumière : 264
- Tons moyens : 529
- hautes lumières : 1057
- Très hautes lumières : 2114
Vous constatez que le passage d'un niveau à l'autre représente un doublement du niveau de codage... On voit bien que ce n'est donc pas linéaire (sinon toutes les gammes tonales auraient un codage sur 819 niveaux). En fait cela tient au processus lui même de réception de la lumière sur la matrice.

L'effet mécanique est le suivant : quand vous prenez une image "surexposée" (mais pas brulée !) l'information est enregistrées avec beaucoup plus de finesse (nombre de niveaux de mesure) que dans les tons de basse lumière.
En clair si vous avez une image surexposée en RAW vous pouvez récupérer le meilleur de l'image en baissant l'exposition en postproduction.
Si vous aviez pris une image sous exposée et que vous souhaitiez la surexposer vous partez alors d'une information de base qui est largement "sous échantillonnée"... en forçant la correction d'exposition en postproduction vous allez tout droit vers une effet de posterisation.

Et en pratique quel intérêt me diront certains ?
Prenons un exemple simple : une scène avec une plage dynamique très importante (imaginez une ruelle étroite avec au sommet un ciel sous le soleil de midi et en bas la rue dans l'ombre). Vous aurez intérêt à exposer à droite (en clair obtenir une expo "aux limite" le ciel est surexposé mais pas "brulé "(Utiliser la détection de clipping sur votre Canon... indispensable) et vous tirerez le meilleur de la zone à l'ombre (car son exposition est poussée vers la gamme tonale qui dispose d'un nombre de niveaux de codage optimal).

En post prod vous disposez alors d'un fichier pleinement exploitable dont vous pourrez retirer le meilleur : baisser la surexpo et récupérer les détails et les couleurs ; laisser la partie des basses lumières comme elle est ou la réhausser un peu.
Vous obtiendrez ainsi un cliché tirant pleinement parti de la plage dynamique de votre appareil.

J'espère que mes explications seront compréhensibles et vous convaincront. Allez aussi jeter une oeil sur le site de Neil van Niekerk qui traite de ce sujet avec beaucoup de didactisme (en anglais).
J'insiste sur le fait que la compréhension de ce mécanisme est indispensable au possesseur de réflex numérique pour espérer en tirer le meilleur (et le canon 7D est dans ce domaine pas mauvais du tout).