Le vieux 5D, est un boîtier dont le rendu est propre(taille des photosites? conception?), sa gestion du bruit est très bonne à 800 isos même en jpeg, et le RAW autorise les 1600 isos, voire plus, sans démériter. D' autant plus que rien n' interdit d' utiliser la dernière version de DPP et donc de tirer un meilleur parti de ses qualités natives. Quitte à faire hurler les technophiles et autres FTMeux, je le trouve meilleur que le D700 des jaunes, pourtant plus récent et encensé, insensé... Plus de piqué de 50 à 800 isos(il y va lui!!!), et un bruit au traitement moins artificiel et lissé que chez les jaunes, qui certes donnent le sentiment de mieux "nettoyer", mais frottent si énergiquement, qu' ils en bouffent les petits détails. Donc face à un D700, la qualité et le rendu des images sont d' actualité. Les options du boîtier sont un peu en retrait, mais en fait il ne manque rien de vital, et au moins c' est facilement pilotable, donc efficace. Les menus à rallonge que seul un ingénieur pilote d' essais peut paramétrer c' est flatteur, mais l' amusement passe vite au profit de belles crises de nerfs, pardon, jaunisses!!!
Le 5D aime les beaux cailloux, certes, mais il est bien meilleur camarade que d' autres, et ne dénoncera pas forcément de manière criante ou criarde, ses binômes. Comme tous les grands princes, il est tolérant et magnanime. Un 17-40, un 28-75, un 70-200 f/4, les petits 35, 50 et 85 lui suffisent à exprimer son talent, son énorme potentiel. Il ne se prend pas pour une diva, il n' est pas snob, lui.
Il a d' ailleurs suivi bien des pros du mariage et du reportage, pas que des portraitistes de studio. Lorsque on le traite de mou, il se contente de sourire de ses 7 collimateurs centraux, mais sans les étaler, sa discrétion et son humilité le lui interdisant, encore un signe de noblesse.

Le 50D, est de la même famille, cadet turbulent mais admiratif de son aîné, il s' applique lui aussi a rester discret, pourtant son cerveau plus jeune et musclé, lui permet de montrer également une grande discrétion dans le traitement du bruit, même si ses ingrats petits frères essaient de le faire passer pour has been. L' insolence de la jeunesse...
Le 50D, possède neuf collimateurs croisés et précis, des micro-réglages et un écran aussi large que fin. Ses accélérations déposent de bien plus jeunes sans problèmes. Il est de plus très préoccupé de sa personne et prend le plus grand soin de la propreté de son capteur. Il aura fait une carrière trop discrète eu égard à ses qualités réelles, pour le comparer à son aîné, je le préfère au D7000, qui ne fait pas "si mieux" que ça, trois ans plus tard...

Voilà, si je résume, tout le monde dit et à dit beaucoup de bien des D700 et D7000 jaunes, dans les deux cas, on les a eus 3 ans avant, et dans les bonnes mains, on les enterre encore.

J' ajoute que le 50D est le dernier représentant d' une certaine catégorie de boîtiers experts, que l' histoire lui rendra justice, et que son successeur, sous prétextes marketingo-gammo-fumeux est pour moi une régression. Et pas qu' un peu!!!

Si tu trouves un beau 5D, peu déclenché, bien propre( regarde les coins, les petits chocs de peinture aux 4 coins, le prisme patiné, la griffe flash patinée, signent un usage pro), et que tu vois plus ses qualités que ses petites lacunes, tu risques de tomber amoureux, son charme, son plaisir d' utilisation, et son rendu si particulier vont te convaincre.

Mais le 50D est plus récent, mieux équipé, plus performant sur bien des points et très attachant également.
Il demande lui, en revanche, un choix plus strict des optiques qui lui sont associées, pour révéler l' étendue de son talent.
Il est aussi moins cher en occasion, bien que plus récent et mieux équipé, il faut y penser...