Bien content que vous aimiez (parce que moi aussi).
Tosca : je soupçonne que je vois où se trouve ta réticence. Le vert de premier plan est sans retouche. J'avais eu la même réaction que toi (trop pétant et nuit au reste) et j'ai eu une version où je l'avais désaturé en partie. Mais je suis revenu à l'état initial parce qu'une fois imprimé, ce premier plan en contre jour était trop sombre. La gêne vient de ce que -comme tu le dis- le rendu tel qu'il est n'est pas "réaliste".
Et là il y a 2 écoles que je ne vois pas se réconcilier de sitôt. La première, "traditionnelle", demande à la photo d'être fidèle au naturel sous peine de trahir, travestir le réel. La 2ème qui peut se prévaloir du fait que l'image n'est jamais le réel lui-même s'autorise des transformations venues tout droit de notre imaginaire.
Nos appareils actuels ne peuvent restituer ce que nous voyons à l'oeil nu lorsque les différences de lumière deviennent trop grandes et c'était le cas ici (et malgré un filtre gris sur le ciel + polarisant). Le HdR permet de fabriquer une image qui restitue un "substitut" de la scène réelle. Et bien sûr ce n'est pas ce que nous avons vu à l'oeil nu.
Mais, pour moi, ce n'est pas gênant : je me place dans la 2ème école, d'autant que jamais aucune photo ne sera fidèle au réel. Rien que de faire un cadrage, c'est déjà une trahison. Après, les critères de ce que nous pouvons -ou pas- demander à notre imagination sont seulement esthétiques. Le HdR léger que je préfère aussi vise à restituer par l'image une approximation de la scène. Ici par exemple, je tenais absolument à ce que les fleurs blanches de prunelliers et le vert printanier de l'herbe soient bien présents, et pas réduits à des silhouettes noires comme ce serait le cas sans HdR et pour un ciel correctement exposé.
Bon, je suis un bavard. Merci de m'avoir donné l'occasion d'expliquer mon cas.