Ce que j'aime avec les vieilleries photographiques, c'est que l'on est obligé de comprendre ce que l'on fait. Pas d'automatisme, pas d'aide, pas de prévisualisation, pas de seconde chance. Mettre l'œil à un viseur de Leica M, en voir plus que ce qui sera sur la pellicule, peaufiner un cadrage et enfin déclencher, dans un silence presque total, avant de faire avancer le film pour la vue suivante, c'est un sacré truc. Je me souviens encore de mon premier film, un HP5 Plus, fait avec le Leica M4. Le vendeur m'avait prévenu et je le croyais qu'à moitié. Rien qu'à voir le négatif, à l'œil nu, sans loupe, j'ai compris la puissance du Summicron. Incroyable !