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Discussion: Construction du 50mm1.8II: de la m...!!!
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12/11/2007, 13h10 #19Membre
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Salut,
personne ne peut enfoncer un passionné qui cherche le meilleur prix. Cependant, il est dans l'intention de tous ces contributeurs de t'alerter, toi et les futures personnes tentées par l'expérience, sur la réalité d'une bonne affaire présumée.
De nos jours, il faut toujours faire attention aux bonnes affaires, je crois que c'est une règle. La raison en est toute simple: le Père Noël n'existe pas, et les distorsions du marché liées à un déséquilibre de l’information tendent à disparaître.
A partir de là, il faut se rendre à l'évidence que si un prix est par trop attractif, c'est que, soit c’est une escroquerie, soit le service n'est pas le même.
On se dit que l’on peut se passer du service pour économiser quelques précieux euros. Certes, mais il convient alors de le faire en toute connaissance de cause.
Pour commencer, ce que tu achètes n'est pas un bout de plastique et de verre avec un peu d’électronique mais bien un dispositif optique qui va te permettre de faire des photos en se montant sur un appareil doté de la monture Canon EF, qui a une focale de 50mm, un tirage mécanique de 50mm, une ouverture maximale de f/1,8, un diaphragme à commande électromagnétique qui se fermera à une valeur précise sur demande du boîtier, un autofocus à micromoteur, un bouchon de chaque côté, et qui va fonctionner pendant un temps raisonnable.
Cette dernière caractéristique est assurée, d'une part, par le soin qu'a mis le constructeur à concevoir et à construire le dispositif, et d'autre part, par une garantie du constructeur de le remettre en état si malgré toute cette attention le dispositif venait à présenter un défaut de construction le rendant inapte à remplir la fonction pour laquelle il a été vendu.
Ce dernier point est plus qu’important.
En effet, le coût d’une remise en état est très élevé puisqu’il comprend, en théorie, l’acheminement de l’objectif aller/retour, sa prise en charge sur place et bien entendu sa réparation. Libre au constructeur de choisir la façon dont il va honorer son contrat. Soit directement, soit en sous-traitant la prestation (le plus courant). Mais cela n’est pas le problème du client.
A ce sujet, je suis certain que le EF 50mm f/1,8 Mk II ne se répare pas, il se remplace. Pour commencer, tout doit être collé et probablement indémontable. Ensuite, et c’est toujours le cas pour les objets très peu chers, le coût (complet) d’une heure de main d’œuvre spécialisée en pays industrialisé est plus élevé que le coût de revient fabricant de l’objet lui-même.
Il faut donc comprendre que ce qui compte n’est pas le prix de l’objet, mais le prix de la fonction, complète, y compris sa remise en état en cas de problème, voire, dans certain cas, l’assurance de la continuité de la fonction pendant la remise en état du dispositif : comprendre le prêt d’un matériel de remplacement pendant ce temps. Ce dernier service est souvent tarifé à part, voire assuré dans le cadre d’autres accords que l’achat du dispositif (CPN).
On voit bien qu’une garantie est une assurance, ni plus ni moins. Comme une assurance, d’ailleurs, une garantie semble coûter bien cher pour rien, jusqu’au jour où l’on en a besoin. La seule différence avec une assurance auto, c’est qu’elle n’est pas obligatoire proprement dit.
Il faut savoir qu’en Asie, où le marché est d’une effervescence inimaginable, tout ce qui fait le prix d’un bien est négociable (concurrence oblige) : les acheteurs décomposent le prix du fournisseur (fabrication, y/c la sous-traitance du fabricant, transport, garantie, emballage, éléments du kit – bouchons, docs, pochette, etc.) et choisissent de prendre ou pas certains éléments. La garantie de bon fonctionnement fait partie de ces éléments négociable.
Canon a le droit, et le fait d’ailleurs, de vendre des dispositifs "incomplets" et donc bien sûr, sans garantie.
Ces objectifs sans garantie constructeur sont ensuite vendus à des distributeurs lesquels choisissent alors de les vendre, soit sans garantie (on en trouve sur le Net), soit en assumant eux-mêmes le risque (car les clients ne sont pas toujours prêts à acheter des produits sans garantie et donc à prendre le risque eux mêmes) au travers des "garanties magasin" Très en vogue au US. En gros, en cas de problème, qu’il souhaite les plus rares possibles, le magasin remet en état le produit, à ses frais assurant ainsi lui-même le service qu’il n’a pas acheté au constructeur.
C’est à lui de faire le calcul entre ce coût possible de ces remises en état et l’économie qu’il fait à l’achat.
Bien sûr, libre à lui de fixer les conditions de cette garantie, à savoir qui paye le transport, qui assure le produit pendant le dit transport, les délais, etc. C’est ce que tu acceptes en cochant la petite case "j’ai lu et j’accepte les conditions générale de vente".
Ton objectif est donc vendu moins cher car il n’est pas aussi "complet" que celui que tu aurais acheté dans un magasin, ou chez un autre revendeur qui, lui, l’aurait acheté accompagné de sa garantie constructeur.
Voilà.
Pourquoi ce long laïus ?
Pour t’alerter sur le fait que ce qui fait le prix d’un bien est un ensemble de services, et que quand on rogne sur le prix d’achat, on rogne forcément sur quelques chose. Le consommateur moyen pense rogner sur la marge de ces richards d’intermédiaires, certes il le fait, mais l’exercice a une limite, bien plus proche qu’il ne le pense.
Les acteurs de la filière ne sont pas des philanthropes, et ils se servent en premier, préservant leur marge à des niveaux suffisant pour que leur travail soit rémunérateur.
Si le prix final proposé défie toute concurrence, c’est que le produit n’est pas le même que celui de la concurrence… tout simplement.
Du coup, le calcul que le magasin fait pour décider d'assumer le risque de la remise en état d'un produit défectueux est le même que celui que tu devrais faire avant d'accepter ses conditions de vente. Pas un autre.
Les questions à se poser sont : suis-je prêt à renvoyer à mes frais cet objectif si il tombe en panne ? Ce coût est il acceptable ?
Si la réponse est oui aux deux questions, alors achète le produit, si tu réponds non à l'une d'elle, passe ton chemin.
La mauvaise question serait : cet objectif va t'il tomber en panne ? Car la réponse est "peut-être".
Je passe ici sur la TVA et les droits de douanes qui doivent être acquittés, et bien entendu, sur la contrefaçon.
Amitiés,
Bruno
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