Je suis un fervent défenseur et partisan du 50 f/1.4, le mien en a vu du pays.

L'écart impressionnant avec le L? ça dépend de la capacité de chacun à s'émerveiller, s'enthousiasmer... C'est une question de sensibilité, c'est non quantifiable... On entre en plein dans le domaine du subjectif, des goûts et des couleurs...

Et dans le cas précis de ton post, c'est d'autant plus inutile que c'est hors budget et hors cahier des charges, du point de vue ratio poids/encombrement/efficacité.

Donc il reste une seule question concernant le 50 f/1.4 USM, est il assez bon et adapté au voyage? Et la réponse est OUI, sans qu'il soit besoin de tergiverser ou finasser indéfiniment.

N'y vois aucune agressivité ni leçon de morale, mais tous les débats sur les 35-50-85 finissent toujours par prendre le même chemin, alors que répondre à la question se fait toujours de la même manière, en répondant à "pour quoi faire?" et "combien?"!!!

Pour les 35, même limonade, en plus simple, le 35 f/2 IS est excellent et son bokeh peu ou prou comparable à celui du 35 L quand il n'y a pas de taches lumineuses et meilleur quand il y a des taches lumineuses faisant apparaître le diaphragme. Dans l'ensemble, le bokeh du 35 f/2 IS offre même une lisibilité et une progressivité un poil plus raffinées. J'ai déjà le f/1.4, j'en suis ravi, mais à refaire, je partirais certainement sur le f/2 IS pour les raisons précitées car il est très proche pour un tarif devenu bien plus raisonnable. En piqué pur, en fonction de l'usage/pratique, cela se discute davantage, notamment selon les ouvertures, avec ou sans trépied, reportage ou paysage, street ou pas street (latence IS)... Et hors taches lumineuses dénonçant le diaphragme, le rendu du 35 L reste très "allemand", piqué, mais doux et enveloppé, à ne pas confondre avec "mou", ce n'est pas la même chose... Fondamentalement, on en revient au même point, "pour quoi faire?" et "comment?", à défaut, "combien?"...

Ceci, juste pour la précision, car là encore, pour voyager léger et à petit budget, le débat devrait plutôt se situer entre le 35 f/2 IS et le 40 STM à mon sens, histoire de rester cohérent et logique. 40 que tu as déjà en plus.

Donc et selon cette même logique, je ne la refais pas pour le 85mm, car en voyage, le L de 1kg me semble un peu disqualifié sans sherpa... Et en plus, on viendra nous expliquer qu'il ne vaut pas son prix indécent...

Bref, choix des crayons en dessin, pinceaux en peinture, instrument en musique, palmes en plongée, vélo en cyclisme, marteaux ou tournevis en bricolage... Si vous voyez ce que je veux dire...

Et du reste, c'est aussi ce satané mot "meilleur" que je me sens souvent moi même coupable d'utiliser, car on entre parfois dans la notion de "bon goût" ou "d'éducation", j'entends par là "culture" aussi, toutes notions difficiles à aborder par écrit, sur un forum, avec parfois des initiés et d'autres fois, sans méchanceté, des ignares, le tout mêlé d'égos et de susceptibilités, d'envie et de de jalousies... Sans snobisme de ma part, juste que nous vivons un monde ou certains ont une culture photographique, parfois une culture tout court, et d'autres une culture instantanée via le web, voire pas vraiment de culture, si ce n'est celle ma foi assez navrante imposée par la dernière décennie, assez proche du néant, entre Nabilla et Ribéry, télé et consoles, une culture de l'instantané, sans livres, expos, films de vrai cinéma, histoire et histoires... Certains sont de bonne foi et bonne volonté, d'autres pas... Difficile de parler des mêmes choses, dans un même langage... Entre l'érudit, l'esthète et la punaise de forum, qui shoote au compact ou à l'ail-phone mais sait tout mieux que quiconque grâce à sa connexion adsl et dont la susceptibilité n'a d'égale que la vacuité...
Difficile alors de se faire un avis, une opinion. Voilà aussi pourquoi l'essai, le vrai, sur moyen à long terme reste la voie royale. (je ne parle pas ici du test vite fait depuis le fond du magasin mal éclairé, au doigt mouillé en jpeg boîtier au dos de l'appareil, encore moins du "j'ai lu un test qui" ou du "selon la concierge de mon beau frère qui a vu l'homme qui a vu l'ours...")
Difficile donc d'être certains de parler des mêmes choses, dans un même langage...

My two cents...