Citation Envoyé par Cedric68 Voir le message
Je ne suis pas vraiment d'accord avec ton premier paragraphe. Tout d'abord, l'homme est capable, lorsqu'il a peu à perdre généralement, de se révolter contre son conditionnement. Il est clair que dans nos sociétés industrialisées qui fonctionnent grâce à l'endormissement général généré par le confort d'une croissance qui n'a pas apporté que des nuisances, la population a trop à perdre. Seule une crise bien plus profonde et plus longue pourrait faire changer les choses. Mais au prix de changements qui ne se feraient pas forcément pacifiquement, ni dans un sens positif.

Du chaos, le pire peut émerger. On l'a vu à diverses reprises dans l'histoire mondiale. Nous en avons eu quelques prémices lors de la dernière crise : le réflexe automatique sera le repli sur soi, avec des conséquences par forcément heureuses.

Quant aux leaders médiocres ou très mauvais, qu'ils soient démocratiquement élus ou non, je ne suis pas sûr que cela change fondamentalement la donne. Un De Gaulle est-il inférieur à un Mao, un Churchill à un Pinochet, un Berlusconi à euh, non là, mauvais exemple. :rudolph:

Bref, le pouvoir corrompt bien souvent le plus idéaliste des hommes. Ceci dit, je préfère 1000 fois un imbécile amateur de prostituées mineures à des révolutionnaires idéalistes qui ont fait au final encore plus de mal, ceci à tous les niveaux.
Ce que tu dis ne va pas à l'encontre de mes propos et d'ailleurs je partage les tiens.
A la différence près : lorsque je parle d'un leader, j'entends pas là une personnalité dotée d'une grande sagesse ; sans parler de religion.
Les personnalités que tu cites - je ne prétends pas les connaître très bien - mais elles ont tous à moment donné de leur vie trahi un manque de sagesse par leurs actes.

De Gaulle, par exemple, aimait trop le pouvoir pour être sage. C'était un problème d'égo qu'il avait à résoudre.