Spleen (quasi baudelairien!) du Canoniste attendant son nouveau "full frame"
_________

Quand CI, parfois lourd, congédiant ses nymphettes,
Inflige à ma prunelle une biche aux abois,
Quand Sophie*, dévoilant sa poitrine parfaite,
La remballe trop vite et gâche mon émoi,

Quand un nouveau "full frame" hante mes plus beaux rêves,
Que Canon peut le faire, et qu’on l’espère en vain,
Quand, déjà l’an dernier, nous réclamions sans trêve,
Qu’on daignât nous entendre et qu’un tel objet vînt,

Quand mon pauvre G5**, avouant ses limites,
Bruite à 200 iso, que ses pixels sont chauds,
Quand j’aimerais le voir déclencher bien plus vite,
Quand je me veux Quichotte et que je suis Sancho,

Des jurons furieux montent jusqu’à mes lèvres
Et créent autour de moi un silence gêné.
Suffocant et tremblant, je délire et m’enfièvre.
Il est des jours où l’on voudrait n’être pas né !

__ Le houblon, souvenir d’une vie antérieure ;
Ce divin hydromel, seul peut me rendre espoir :
Mais les bocks, impuissants, jaillissent du comptoir ;
Ca va de malt en pils et l’ Angoisse demeure.
___________
(* Sophie Marceau au festival de Cannes, bien sûr!)