Citation Envoyé par huetal Voir le message
Es-tu bien sûr que c'est de l'air liquide qui sort de la bombe et non le résultat du refroidissement des molécules d'eau qui se trouvent dans l'air ambiant ?

Car les bombes à air sec, sont, par définition, dépourvue de molécule d'eau. Donc c'est l'air qui gèle. L'air étant composée de divers gaz, dont principalement du dioxygène et du diazote dont la température se situe en dessous de -200°C. Alors si c'est effectivement de l'air liquide, on est loin de tes -20°C... En revanche, si c'est l'humidité ambiante qui gèle et qui est propulsé sur le capteur, effectivement, il n'y a pas de gros choc termique, c'est juste de la glace, donc peut-être juste en dessous de 0°C.
C'est bien de l'air liquide (ou ce qu'ils ont mis dedans) qui sort de la bombe. Et il est à la température de la pièce, soit 20°C ! Bon sang ! Comment est-ce possible ? Il est fou... c'est très froid. Oui, mais pas tout de suite.
Il faut bien comprendre que le problème ne se pose pas en termes de températures mais de transfert d'énergie entre des corps, ce qui a pour effet d'en modifier les températures, entre autres.

Je n'ai pas le temps de me lancer maintenant dans les calculs, mais peut-être le ferais-je dans les jours qui viennent.

Au passage : on peut mettre son doigt dans de l'Azote liquide à -196°c à pression atmosphérique sans que ce dernier ne gèle instantanément. Si on ne le laisse pas trop longtemps (quelques secondes), on ne sent pratiquement rien car les transfert d'énergie sont en réalité lents... et dans ce cas particulier, gênés pas la vaporisation de l'azote au contact du doigt "très" chaud. La thermodynamique est un art complexe et très intéressant.

Est-on loin de nos histoires de capteurs ? Non, pas vraiment car c'est un authentique sujet de préoccupation avec les bombes d'air pseudo-sec et le nettoyage des capteurs.

Amitiés,

Bruno