il ne faut de toute façon pas se leurrer : un système porté se trouve vite réservé à un usage anecdotique. la stabilité après plusieurs séquences de quelques minutes dépend surtout de la capacité de l'opérateur à maintenir la charge sans tremblements dus à la fatigue. à moins d'être particulièrement en forme et entrainé, c'est loin d'être confortable et les temps de récupération augmentent avec le nombre de prises.

ajouter du poids permet simplement d'améliorer l'inertie de l'ensemble et d'obtenir un point d'équilibre plus facilement maniable. dans les fixations avec harnais et bras isoelastique, c'est la tension constante de celui-ci amortissant les vibrations extérieures qui tend à isoler le système du porteur pour n'en conserver que le mouvement général imposé par l'opérateur. cela remplace en effet avantageusement le bras du cameraman : en déportant la charge musculaire vers son squelette, celui ci peut se concenter sur la manoeuvre.
dans tous les cas, c'est le gimbal qui en l'isolant des frictions permet au système en équilibre dynamique de flotter comme miraculeusement devant son porteur.
ayant expérimenté plusieurs modèles des deux types, c'est le jour et la nuit... comme toute discipline, cela demande surtout pas mal de pratique avant de pouvoir en tirer des plans exploitables.