Si tu utilises la balance des blanc automatiques suivie d'un développement dans DPP, DPP tiendra compte de ce réglage et dans beaucoup de cas tu ne seras pas très loin d'une bonne balance, même sans charte de gris. Après tu fignoles à la main.
Personnellement je n'utilise pas de charte et je me sers uniquement de mon oeil pour juger si la tonalité générale de la scène paraît naturellement rendue ou non. Parfois certaines surfaces vont service de repère. Par exemple en ville la couleur de la pierre ou du béton des batiments est-elle fidèle à mes souvenirs ?
D'ailleurs pourquoi vouloir se caler su cette balance théorique : on est bien content par exemple en fin d'après-midi de garder cette lumière dorée chaude qui flatte particulièrement les objets, les paysages ou les sujets. Une balance des blancs théorique ferait perdre toute la magie de l'éclairage.
Quant à la pipette elle ne vaut pas l'oeil. Il est rare en effet qu'on ait un vrai blanc ou un vrai gris dans l'image sauf si on a inclu la charte dans le champ photographier. Donc si on se fixe sur des soi-disant blancs (on conseille parfois le blanc de l'oeil) ou sur un gris (veste, macadam...) qu'on croit neutre on aura des dérives de la balance des blancs. Le coup d'oeil reste le meilleur juge.

Les considérations sur la balance des blancs théorique avec mire et tout le toutim sont par contre justifiés pour des photos techniques, des photos pour catalogues, où le respect scrupuleux du rendu des couleurs est indispensable.