1 -le collimateur central est le plus performant de tous, c'est donc celui là qu'il sera impératif d'utiliser dans des ambiances sombres, où l'objectif "mouline" sans parvenir à faire la MAP
et même avec le central, il y a des objectifs qui ne feront jamais la MAP s'il fait vraiment sombre.
Plus ou moins. Les capteurs AF situés sous le collimateurs fonctionnent comme une camera et délivrent deux signaux décalés , les performances de la mise au point dépendent de 4 paramètres :

- L"amplitude du signal : qui dépend de la luminosité ambiante, c'est la fameuse valeur en IL indiquée dans la notice, longtemps plafonnée a -0.5 les nouveaux boitiers permettent d'obtenir des -3. Il peut y avoir quelques différences sur ces boitiers entre le central et les périphériques mais même ces derniers sont encore en dessous de 0.5. La luminosité externe joue, mais aussi la valeur de l'ouverture native de l'optique ( la présence d'un filtre aussi) ....... ce dernier point faisant double jackpot avec le déphasage.
Mais si l'on n'en parle moins, les problemes de luminosité marchent aussi dans l'autre sens, sous forte luminosité ils saturent et fournissent un signal de mauvaise qualité, et avec un optique très ouverte les 18IL max ne sont pas une valeur inaccessible en extérieur.

- La forme du signal, dépend du contraste de la zone choisie, une surface uni donnera un signal plat .......... pas d'af, un quadrillage bien net noir sur fond blanc sera l'ideal. Bien sur plus l'optique se rapproche du point de netteté plus le signal aura des fronts raides, et inversement. D'ou l’impossibilité de démarrer la mise au point dans certaines conditions, probleme résolu sur certains boitiers par la présence d'un capteur spécifique uniquement central de faible précision mais pouvant travailler a de grandes valeurs de defocus.

- Le déphasage entre les deux signaux : Dépend principalement de l'ouverture native de l'optique. La aussi les erreurs de parallaxes des collimateurs latéraux peuvent provoquer quelques soucis au faibles ouverture, d'ou le f/8 valable uniquement sur le central de certains boitiers. D'ailleurs ces erreurs de parallaxe posent des soucis, il avaient mis un miroir secondaire parabolique sur le 1d3 mas cela n'a pas du donner des resultats exceptionnels. Cela explique le champ réduit des collimateurs AF sur les FF a bas couts comme le 6D en réduisant la précision d'usinage des lentilles du bloc AF, sur apsc c'est plus facile, l'angle de champ de l'ensemble AF est toujours aussi faible mais plus important sur 'image.

- La forme et l'orientation des capteurs : Les capteurs AF etant des barrettes CCD lineaires (cela changera, cela changera .... ) pour faciliter l’interprétation des zones de changement de contraste il peuvent être orientés verticalement, horizontalement ou a 45° . Un capteur AF ou plutot ce qu'il y a en dessous d'un collimateur est un ensemble de ces barrettes, suivant les boitiers et suivant les collimateurs il pourra y avoir une combinaison plus ou moins évoluée de ces barrettes. Généralement seul les centraux sur les boitiers bas de gamme disposent des deux directions. De plus ces combinaisons peuvent n’être valable qu'a certaines ouvertures d'optiques, sur un boitier comme le dx ou le 5d cela commence a faire un beau tableau.

Les sujets sous les collimateurs allumés sont tous à la même distance de ton capteur
Non, a moins de photographier des sujets en 2D.

La sélection de plusieurs collimateurs comme celle de collimateurs d'assistance latéraux implique que le boitier fait une moyenne a partir des signaux reçus par tout les capteurs concernés. Des priorités vont en plus etre faites sur les capteur donnant les valeurs de premier plan.

Plusieurs exemples pour illustrer le propos :

Visage a GO, collimateur sur l"oeil : Tres bien, latéraux activés qui accrochent le sourcil ou autre truc et hop, front focus.
Bestiole bien cachée dans un arbre : Visée sur l'oeil de la chouette, les latéraux accrochent le feuillage au premier plan , moyenne et hop encore FF ........ et ceci est valable aussi pour un seul collimateur dont la surface active est beaucoup plus importante que la surface gravée sur le dépoli, d’où le mode AF spot bien pratique sur les derniers boitiers


Les propos précédents étaient pour le fonctionnement des collimateurs, pas leur choix qui est un autre soucis.

Il faut considérer deux contextes, quand une zone est choisie plutôt qu'un unique collimateur.

- Le choix initial ou en one shoot, dans ce cas le boitier il fait ce qu'il veut, comme dit plus haut il prend en compte la totalité des collimateurs, prend en priorité celui donnant le signal le plus intéressant et moyenne avec ceux qui sont autour, pas forcement ce qui va donner le meilleur résultat. Exemples en mode auto intégral sur la totalité des collimateurs

Piece avec le sujet (chat, chien, épouse, gamin) a gauche et un gros pot de fleur en avant plan a droite ......... qui gagne ? Les fleurs, pas top.
N'avion dans le ciel sans nuages, loin , avec une grosse pdc : Pas de soucis les collimateurs accrochent le bon sujet (il n'y a que cela).

D'ailleurs ce principe de moyenne sera mis a contribution aussi en auto pour le choix de la pdc le boitier calcule alors la distance de map de tout les points fort de la visée, et adopte l'ouverture pour avoir le meilleur résultat a son gout ( Dans le mode pdc max c'est l'utilisateur qui choisit les distances avant / arrière.

- Suivi automatique du sujet : En ai servo, choix du collimateur ou de la zone réduite initiale par le photographe, le sujet bouge dans le cadre => les collimateurs suivent. Bon, c'est tout théorique, mais il y a de sacres progrès sur les derniers boitier en présence d’arrière plan gênant.

Tout cela a un cout processeur, le traitement et le calcul des signaux aF n'est pas anodin, si sur les 1D et 7D il y deux processeurs c'est que un est presque dédié a l'aF uniquement. le choix d'un collimateur ou de tous va influer sur la charge du processeur et jouer aussi sur la précision ou le temps de suivi en aiserovo. Toujours avec mon dernier exemple et un (gros) piaf en vol et une bonne optique avec une pdc assez courte, selection des collimateurs auto, pas mal vont accrocher les ailes en mouvement, l'aiservo qui va essayer de compenser un signal déjà instable naturellement va peiner et pourra provoquer des erreurs plus importantes qu'un seul collimateur accroché sur la tete du canard .......... ok c'est plus difficile a suivre.




Donc pour conclure sur la question initiale assez simple : On choisit son collimateur manuellement, l'auto c'est quand on a pas le choix et ce sera toujours avec des compromis. Il est sur qu'avec les boitiers xxD et superieurs, le joystick aide bien, et permet même en sport de changer le collimateur a la volée lors d'une rafale. Et suivant l'optique montée, le boiter, les conditions effectivement le central pourra donner de meilleurs resultats. Mais franchement dans la majorité des cas avec les boitiers recents cela n'a pas une grosse influence.