Citation Envoyé par gparedes Voir le message
Disons que normalement on n'est pas sensé mesurer quoi que se soit sur le terrain ... dans l'idéal ce travail devrait être fait avant. Par exemple on sait qu'on veut plusieurs valeurs d'hyperfocale à des ouvertures différentes, on connaît alors la distance et on place un cible à la bonne distance (qui en général sur des GA sont des distances assez courtes) et on place un repère sur le fut de l'objo (marquage crayon ou feutre) car souvent sur l'échelle de l'objo on n'est pas assez précis. Et le jour J on place donc ces repères en face à la bonne ouverture et focale ...
OK pour la méthode. Maintenant, je trouve, mais c'est personnel, que c'est quand même s'embéter pour pas grand chose. On veut de la PDC ? MAP, F/11, et bing. On en veut moins F/5.6. On veut quasiment pas, on se met à pleine ouverture. Je veux dire, c'était probablement bien différent avec le numérique et avant l'AF. Aujourd'hui, même avec ta méthode, Gerardo, j'ai du mal à comprendre l'intéret "pratique" sur le terrain, sauf à optimiser à mort, et à vouloir fermer juste ce qui est nécessaire, comme je disais tout à l'heure, c'est à dire F/7.1 au lieu de F/8...

Et encore, nous partons du principe que ces calculs font consensus, or, je crains que ce ne soit pas le cas.

Le calcul de la PDC est basé sur (entre autres) la valeur du cercle de confusion (appelé CoC) , qui était classiquement de 0,030mm pour du 24x36 ***argentique*** ! De là, a été extrapolé le CoC des APS-C à 0,019mm (0,030mm divisé par 1,6, pour tenir compte du format et donc de l'agrandissement supérieur nécessaire pour obtenir la même taille de tirage). Or, je crains que "physiquement" ces valeurs aient bien peu de rapport dans nos appareils ***numeriques*** avec la définition du cercle de confusion, à savoir : "le diamètre des plus petits points juxtaposés discernables à l’œil nu à une distance normale de vision". Notez que la ***distance de vision*** du cliché entre aussi en ligne de compte.

Or, la distance mini entre 2 points discernables, sur nos boitiers, où, nous TOUS, nous regardons nos fichiers à 100%, c'est la distance entre 2 pixels, qui est évidemment différente selon la densité de pixels sur le capteur, donc différente selon les boitiers. Ce qui fait sur un 7D par exemple, un CoC de 0,009mm et pas 0,019 !!!

Donc, quel CoC choisir ? Libre à vous. Personnellement, je choisis le CoC de 2 pixels (le logiciel Barnack permet ce réglage), parce que je ne comprends pas comment on peut justifier que TOUS les APS-C (par exemple) aient le même CoC, du 300D à 6MP au 7D à 18MP, sur la même surface.

Si on rajoute à ça, le fait que votre PDC paraitra très différente selon la taille du tirage... Vous avez déjà vu une différence entre ce qui est net et ce qui devrait être flou sur un tirage gros comme un timbre poste, vous ? Evidemment, non, car le pouvoir séparateur (et surement même la trame d'impression) est insuffisant pour être discriminant à cette échelle. L'exemple est extrème, mais la PDC et son "arrêt" sera vu différement sur un 10x15 et sur un poster, parce qu'on les regarde à une distance différente. Même sur le poster, si vous le regardez de très loin, vous ne percevrez aucun changement de PDC.

Avec tout ça, vous comprendrez que je considère cette notion comme très TRES relative, relativité qui est totalement absente d'un tableau avec des chiffres qui "rassurent" mais qu'il ne faut pas prendre pour argent comptant !

Notion intéressante, dont il faut connaitre les contours et l'ordre de grandeur, mais surement pas à prendre au pied de la lettre. A mon humble avis. Chacun fait ensuite ce qu'il lui plait. Je veux juste un peu "étoffer" mon propos.