Je suis d'accord avec toi/vous que c'est troublant. Je n'ai plus de multiplicateur de focale sous la main, je ne peux donc pas vérifier ce que je crois être. Par contre, ton raisonnement :

Une ouverture en mm identique (celle de l'objectif). L'ouverture étant calculée O=F /x, si la focale est multipliée, l'ouverture O en mm ne changeant pas, le "x" est lui aussi multiplié par le même chiffre...

N'est pas... tout à fait exacte, par exemple si on utilise une bonnette. Ça j'en ai et donc j'ai pu faire des mesures. Moi aussi je raisonnais comme tu dis : le diamètre géométrique du diaphragme de l'objectif est conservé et donc avec une bonnette, puisque la focale diminue, l'ouverture géométrique va suivre. En effet, l'ouverture géométrique augmente et on pourrais croire que la PDC va rester constante, à grandissement identique. En fait l'ouverture géométrique augmente plus que ne le laisse supposer ce raisonnement... un peu rapide. Ca vient du fait que, dans un objectif, le diaphragme n'est pas placé au centre optique (puisque pour des objectifs plus courts que 80 mm, ce centre optique est placé très en avant de l'objectif) et quand on parle de diamètre du diaph (D), il s'agit du diamètre apparent du diaph et non du diamètre mécanique du diaph. Quand on place des lentilles complémentaires, le centre optique se déplace et l'image du diaph... aussi

Évaluer l'ouverture géométrique n'est pas aisée et évaluer (mesurer) la PDC est bien trop subjectif. Ma méthode consiste à observer les images de sources lumineuses ponctuelles placées hors du plan de MAP. Ces sources forment une tache (image du diaph) sur le capteur et on peu donc faire des mesures qui, complétées par des mesures géométriques de distance, permettent de recalculer l'ouverture réelle (géométrique) de l'assemblage Objectif+bonnette. On connait la taille de l'image (du diaphragme) sur le capteur et on recalcule la taille de l'objet (virtuel). Voici ce qu'on observe avec un 85 mm (à géométrie fixe - pas d'élément mobile à l'intérieur donc focale constante)






Le résultat est troublant mais cohérent avec le changement de cran de diaph sur l'objectif.

Je ne connaissais pas la puissance de ma bonnette (j'en ai une, maintenant, et il faut que je reprenne mes investigations avec). Déjà, il est facile de constater que ce qui est écrit partout, à savoir, que la focale résultante, quand on place une bonnette, se détermine en faisant la somme des puissances (en dioptries), est faux. Ce calcul simplifié est valable pour des lentilles minces; or, si on peut assimiler un objectif à une lentille mince parfaite, le centre optique de cette lentille mince est mécaniquement un peu n'importe où par rapport à l'objectif (voir l'inversion de l'objectif). Donc la bonnette, qui est une quasi lentille mince (ça reste à démonter) n'est pas accolée à la lentille mince équivalente de l'objectif et ça change tout. Pour certains objectifs, on croit monter la bonnette devant l'objectif (normal quoi) mais en fait on la place derrière le centre optique de l'objectif qui lui peut être très en avant (un 50 mm facilement inversable par exemple).

A grandissement identique l'assemblage bonnette+objectif donne une Pdc plus courte que le même objectif, seul, équipé d'une bague allonge et on démontre que si on veut garder la même Pdc, il faudra diapher et alors, avec un bonnette, on perdra plus de lumière que ce que produit la bague allonge du fait de l'allongement du tirage optique (grandissement). La bonnette est intéressante pour diminuer artificiellement la PDC.

Pour en revenir à notre multiplicateur de focale, je pense qu'il se comporte un peu comme ma bonnette. Regardez un coup le topo de P. Toscani et les notions de pupilles qu'il introduit. Je suis loin d'avoir tout compris. P. Toscani écrit sur les convertisseurs arrières mais curieusement les notions de pupille n'apparaissent plus/pas.

En rentrant "profondeur de champ" doubleur dans Google vous trouverez une multitude d'articles dont certains contradictoires, mais les plus sérieux (en apparence) indiquent une conservation de la Pdc.

Mon propos n'est pas de ramener ma science mais, simplement, de vous amener à douter de certaines certitudes évidentes.